Travail sur soi : L’OBJECTIF

 

TESTER L’OBJECTIF

 

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lorsqu’on a l’intention de travailler sur soi, définir un objectif est la 1ère étape importante par laquelle on doit passer.

Il existe de nombreuses méthodes qui permettent de le faire.

En voici une composée de 4 étapes 

Cette méthode peut servir à confirmer / se rendre compte de la pertinence de l’objectif à atteindre avant de commencer le travail.

 

Etape 1 : Le cadre et l’histoire

 

l’anamnèse (en grec « souvenir ») est le récit des antécédents pour bien comprendre ce qui s’est passé.

On y recherche des indices qui pourraient expliquer la situation et les leviers utiles pour déclencher le changement et arriver aux résultats désirés.

En gros c’est tout simplement (se) raconter son histoire personnelle en lien avec ce qu’on veut travailler (l’objectif).

 On est en permanence en interaction avec le monde qui nous entoure, l’Environnement ; lorsqu’on agit sur l’un, on influence l’autre.

On y vit quantités de situations qui nous marques plus ou moins et auxquelles on doit souvent s adapter et/ou apporter une réponse ( la plupart du temps, ceci se passe sans qu’on en ait vraiment conscience)

 Quel est le récit de ces situations ? Quel est l’historique marquant ?

 En étant le plus honnête possible ( avec soi même ou le thérapeute ) bien raconter l’histoire de qui on est, de ce qui se passe, de ce qu’on ressent, de ce qui bloque, de ce qui empèche dans la situation racontée.

L’idée sera d’ avoir un maximum d’informations détaillées et de se « connecter » à ce qui va être travailler.

 

Etape 2 : Les besoins

 

Tout ce récit, cet historique, ces situations sont perçues à travers les filtres de nos besoins.

Les besoins sont exprimés par un premier lot d’émotions qui influencent les perceptions de ce qui se passe.

Viennent alors les réactions ( comportements, pensées, réflexes  …  ) qui sont les réponses appliquées/mise en place pour arriver à la satisfactions de ces besoins.

Besoins -> émotions -> Envies -> comportements -> Actions -> Résultat

Deux grandes classes d’émotions :

  •  Positives: elles indiquent que le besoin est comblé
  •  Négatives: elles signalent que le besoin n’est pas comblé

 Joie : Profiter, être au présent, laisser aller …

Peur : Sécurité, retourner zone de confort, se préparer à ce qui arrive, recherche de solution …

Colère : Énergie, concentration, moyen de dépasser un obstacle, mouvement …

Dégoût : éviter de prendre des choses qui peuvent faire mal, évitement …

Mépris : Ne pas voir, ne pas modéliser, ne pas prendre …

Tristesse : combler un manque…

 

Quels sont les besoins identifiables dans l’histoire racontée ?

 

Dans l’histoire racontée, on cherchera à identifier aussi précisément que possible les besoins.

On pourra se poser les questions suivantes :”Dans ce qui s’est passé, de quoi avais-je réellement envie ? de quoi ai je réellement besoin ?”

Etape 3 : Les objectifs

 

A partir de ces premières étapes, on pourra alors plus facilement définir “des” objectifs de travail ( qui doivent être réalistes, ne dépendre que de soi, réalisables, positifs … ).

Les écrire, les formuler à haute voix, penser aux résultats qu’on souhaiterait avoir  …

 Pour cela, commencer par “ dans cette situation, Je veux/j’ai besoin de …”

Etape 4 : Test

 

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On se formulera l’objectif de manière à bien exprimer ce qui va arriver et les résultats ou bénéfices qu’on va en tirer.

On se répétera mentalement cette phrase plusieurs fois en étant attentif aux ressentis.

  • Si la sensation est négative ( Crispation, douleur, stress … ) , on reprendra les objectifs et on pourra

 

  • Les redéfinir
  • Les changer
  • Les reformuler

 

Avant de repasser à la phase de test.

 

  • Si la sensation est positive ( Ouverture, soulagement, plaisir … )  alors on passera à la phase de travail.  

 

 

 

EXEMPLES :

 

Je veux et je vais gérer [mon envie de tabac], bientôt complètement me libérer de ce comportement et en tirer tous les bénéfices.

Je veux et je vais de plus en plus [me faire confiance], bientôt tous mes comportements vont évoluer et j’en tirerai tous les bénéfices.

Je veux et je vais [avoir de plus en plus de courage et de confiance en moi] et bientôt je pourrai regarder une araignée en restant serein.

 

Voici trois exemples pour formuler les objectifs et s’écouter.

La manière positive de formuler les choses est importante. il faudra veiller à ne dire que ce que l’on veut ( et non je ne veux plus … je ne veux pas … ) et se le répéter mentalement en se concentrant bien sur ce que les sensations/émotions/sentiments qui vont s’exprimer.

 

exemple 2 :

je me répète l’objectif bien formulé  3 fois, en me concentrant bien sur ce que je vais ressentir.

“Je vais [penser de plus en plus avoir des pensées positives] sur la soirée à laquelle je vais assister, tous mes comportements vont évoluer pour que je puisse passer un très bon moment.”

J’ai une sensation d’apaisement, d’ouverture, de meilleure respiration.
Je comprends alors que la suggestion que j’ai formulée a été acceptée par l’inconscient, le corps, les parties de moi … etc

je peux donc passer à la phase de travail.

 

Il y a des milliers de manière de méditer, en voici une simple qui demande un minimum de rigueur et d’implication.

Méthode :

0/ Savoir pour quoi on va prendre ce temps pour soi.

Avoir l’idée de prendre du temps dans le but de se faire du bien ou d’avancer sur un objectif (penser à ce qu’on veut.)

1/ Trouver un endroit calme et s’isoler pour méditer

Le but ici, est de s’extraire d’un environnement (bruit, du brouhaha, du vacarme, du tintamarre) qui nous distrait et nous empêche de porter toute notre attention sur soi.

Il peut être intéressant de trouver un lieu pour méditer ; on pourra aller dans le silence d’une église, le calme d’une bibliothèque, trouver un coin dans une forêt ou même se créer mentalement son « palais intérieur » ou son « lieu de transe ».

Ces endroits propices évoquent par eux même ce dont on a besoin pour se laisser aller à une transe « hypnotique », à un moment pour soi, à un temps de méditation …

2/Prendre « son » temps et créer le silence

Décider de s’accorder un temps donné, dans la mesure de ce qu’on veut/peut s’accorder et de nos capacités.

Prendre son temps est un acte qui se décide et rester dans ce temps qu’on s’accorde est une capacité qui se travail.  On commencera par ce qu’on « peut » faire. On conseillera donc pour commencer, des sessions de 10-15 minutes puis de les étendre progressivement afin d’arriver à facilement tenir 1heure complète.

Donc programmer le temps qu’on va accorder à ce moment de méditation avec une minuterie ou un réveil pour qu’on puisse se laisser aller tranquillement et ne plus devoir penser à « revenir » ou au temps qui passe.

Pour créer le « silence » on va prendre quelque instant pour prendre conscience de l’ambiance de l’endroit où l’on se trouve et s’y habituer. Commencer par l’ambiance visuelle et ce qu’elle raconte, puis l’ambiance sonore et se tourner vers les ressentis immédiats tout en respirant avec calme et profondeur.

3/ Observer la chose désirée et la contempler avec calme et laisser aller.

Fixer l’attention et contempler silencieusement, les yeux fermés (on l’imaginera) ou ouvert, l’objet de notre désir, objectif à atteindre, résultats escomptés, sensations voulue… etc,  et laisser les pensées « couler/flotter » autour,  être à l’écoute des pensées qui viennent de l’ inconscient basées sur notre observation calme , suivre le cours des pensées qui commencent à se former,  comme un explorateur qui irait jusqu’au bout d’une piste.

L’idée ici sera de fixer toute l’attention sur ce qu’on veut et maintenir les pensées fixées pendant le temps qu’on a programmé.

4/ Retour

Lorsque le temps est écoulé, noter les idées qui restent, qui semblent les plus importante sur un carnet dont on se servira pour les prochaines sessions. Et noter l’état général qu’on ressent suite à cette séance.

 

Exemple :

Je me sens sous pression et j’ai très envie de calme. Pour ça je vais prendre 10 minutes pour méditer.

Je m’installe confortablement dans un endroit chez moi où l’ai l’habitude de me laisser aller pour lire ou faire des choses qui ne demandent pas d’attention particulière, un endroit où je me sens calme et détendu.

Je m’installe et programme 10 minutes sur un réveil. Je peux alors me laisser aller et m’installer confortablement.

Je m’habitue à ce qui m’entoure et fais voyager ma conscience sur ce que je vois autour de moi, puis sur le bruit régulier de la circulation dehors et enfin sur les sensations de confort que j’éprouve à être bien installé.

Je ferme alors les yeux pour centrer mon attention sur ce sentiment de calme que je souhaite, et je respire tranquillement en explorant complètement ces pensées/idées qui viennent graviter autour du calme auquel je m’efforce de penser.

Je sens mon corps qui s’engourdit, je le note mentalement, c’est une sensation que je connais bien et que je laisse venir.

Des idées passent, des pensées restent et lorsque le réveil sonne, je prends le temps de revenir à mon rythme, sans urgence.

Je note alors sur mon carnet toutes les idées qui me sont passé par la tête.

J’expérimente mon état et note que je me sens plus frais et disponible.

Voici un enregistrement d’accompagnement :